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Député français: «pas de solution en Syrie sans le président Assad»

Député français: «pas de solution en Syrie sans le président Assad»
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«Non» à la fédéralisation de la Syrie, «oui» à une alliance contre un défi commun. Réunis lors d’un duplex organisé mardi par l’agence Rossiya Segodnya, des hommes politiques russes et français ont livré leur vision des démarches à adopter pour mettre fin à la guerre en Syrie. La partie française a été représentée par Nicolas Dhuicq et Ivan Blot.

Député français: «pas de solution en Syrie sans le président Assad»

À l'heure actuelle, il est impossible de dessiner l'avenir de la Syrie, pays déchiré par la guerre depuis plus de six ans, sans que le président Assad prenne part au processus de règlement, tel a été le point de vue exprimé mardi par le député de l'Assemblée nationale française et secrétaire du groupe parlementaire d'amitié France-Russie, Nicolas Dhuicq.

«Le président Assad tient depuis six ans et je pense que si le président Assad était le dictateur sanguinaire que l'on décrit, il serait déjà mort ou oublié. Or, notre position doit être: pas de solution en Syrie sans le président Assad, après c'est aux Syriens de décider librement par eux-mêmes de l'avenir de leur pays», a déclaré l'homme politique français intervenant mardi lors d'un duplexe Moscou-Paris organisé au siège de Rossiya Segodnya et ayant pour thème l'avenir de la Syrie, tel qu'il est vu depuis la Russie et la France.

Le député a rappelé que tandis que la Seconde Guerre mondiale ainsi que l'occupation de la France par les nazis avaient duré quatre ans, la Syrie connaissait elle la guerre depuis déjà six ans. Et depuis le début, le président syrien, à qui les médias mainstream font porter la responsabilité de tout ce qui se passe en Syrie, tient son pays.

Une guerre étrangère

L'Armée arabe syrienne tient depuis six ans, elle aussi. Elle s'est battue au commencement de la guerre en 28 000 points de contact, a rappelé M. Dhuicq, ajoutant que selon ses informations 93 groupes armés dont les terroristes financés par des puissances du Golfe sévissaient sur le sol syrien. Néanmoins, «la Syrie est debout, la Syrie se bat».

Nicolas Dhuicq a pointé que la guerre que traversait le pays depuis déjà six ans était une guerre étrangère imposée à la Syrie.

«Il y quelque 40 000 combattants étrangers luttant sur le sol de ce pays proche-oriental», a-t-il indiqué.

Pas de dialogue avec les terroristes, pas de solution fédérale en Syrie

M. Dhuicq a pointé qu'aucun dialogue avec les groupes terroristes n'était acceptable. Un autre discours rejeté porte sur les tentatives d'apporter une solution fédérale au confit syrien.

«S'il y avait un dépeçage de la Syrie, qui était l'objectif des néoconservateurs américains, nous aurions une guerre éternelle. Il est très important que la France et la Russie ensemble soutiennent une politique qui soit l'unité syrienne, avant tout pour la paix dans la région», a souligné le député.

S'unir contre le défi commun

L'ex-député de l'Assemblée nationale et du Parlement européen Ivan Blot a pour sa part, lors du duplexe, attiré l'attention sur la nécessité absolue de s'unir face à l'ennemi commun comme les nations alliées l'ont fait il y a 72 ans. Alors qu'aujourd'hui, la tendance est à désigner plusieurs ennemis à la fois, ce qui n'apporte pas la solution.

«On a affaire à un phénomène totalitaire comme on a pu connaître avec l'Allemagne du Troisième Reich autrefois. Mais à l'époque, quand il y a eu la Grande Guerre patriotique, c'est vrai que tous les Alliés ont coordonné leur action le mieux possible: il y avait parfois des désaccords mais dans l'ensemble, la désignation de l'ennemi était claire. Le gros problème qu'on a aujourd'hui c'est qu'une fraction des milieux gouvernementaux occidentaux répugne à désigner l'ennemi de façon parfaitement claire. Ils essaient de désigner plusieurs ennemis à la fois», a-t-il déclaré.

Tant que tout le monde n'est pas bien d'accord pour désigner un seul adversaire à savoir «Daech» et ses différentes branches, la coopération ne sera pas parfaite, a-t-il conclu.

Source: agences et rédaction

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