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Le système de surveillance planétaire des services américains et anglais n’épargnent personne, y compris leurs plus proches alliés militaires et politiques.

Le renseignement britannique surveille aussi «Israël» de près

On ne se méfie jamais assez de ses amis, surtout les plus proches. Officiellement, «Israël» et les deux agences de surveillance anglo-saxonnes les plus puissantes, l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine et son homologue britannique, le GCHQ (Government Communications Headquarters), sont unis par une sacro-sainte alliance. Intense du fait des enjeux de survie pour «Israël», confiante au regard de l’excellence reconnue aux Israéliens en matière d’espionnage, et en forte croissance depuis dix ans, cette coopération unique a pourtant une face plus obscure.

De nouvelles pièces, extraites par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, dévoilent en effet l’ampleur de la surveillance des intérêts israéliens par le GCHQ. Les Britanniques ont espionné la diplomatie israélienne, aussi bien à «Tel-Aviv» qu’à l’étranger. Ils visaient aussi des sociétés privées du secteur de la défense, des organismes d’Etat chargés de la coopération internationale ou encore des centres universitaires connus pour leur très haut niveau scientifique. Ces cibles apparaissent sous forme d’adresses électroniques ou de numéros de téléphone dans des rapports d’interception des techniciens du GCHQ, heureux de montrer qu’ils étaient parvenus à les identifier dans les flux de communications satellitaires entre le continent africain et le reste du monde. Au bas de chaque compte rendu, il est mentionné que la collecte peut désormais devenir automatique.

Collaboration avec le service de renseignement technique israélien

The Wall Street Journal avait montré, en 2014, que la NSA pouvait à la fois soutenir son partenaire israélien ISNU (Unité nationale israélienne du renseignement électromagnétique, ou Unité 8200) et écouter les communications du premier ministre Benyamin Nétanyahou. En 2013, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel indiquait qu’en janvier 2009 les adresses email du bureau du premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, et du ministre de la défense, Ehoud Barak, avaient été espionnées par le GCHQ.

Selon nos informations, les espions ratissent beaucoup plus large. Ils visaient des services de l’Etat, notamment ses diplomates. Parmi ces identifiants figurent ainsi le numéro de téléphone du numéro deux du ministère des affaires étrangères israélien ou encore les e-mails d’ambassadeurs en poste à Nairobi, au Kenya, et à Abuja, au Nigeria. Ces capitales, considérées comme stratégiques par les Israéliens, sont également perçues par les Britanniques comme leur pré carré, puisque ce sont d’anciennes colonies.

Parmi les sociétés de défense surveillées, Ophir Optronics, créée en 1976 en «Israël», est connue pour être l’un des fleurons de la fibre optique et du laser, deux éléments-clés des armements modernes et des industries de pointe. Une autre adresse e-mail, à laquelle est accolé le mot-clé «Israeli UAV» – le sigle anglais pour les drones –, rappelle que les Israéliens comptent parmi les précurseurs en matière d’avions et autres véhicules sans pilote. Ils sont, avec les Etats-Unis, les premiers exportateurs de ce savoir-faire civil et militaire dont les Britanniques aimeraient, visiblement, connaître tous les secrets.

Services alliés, même très proches

La surveillance des intérêts israéliens par le GCHQ s’est également étendue à l’agence d’Etat chargée de la coopération et du développement international (Mashav). Suspectée par les Britanniques de jouer double jeu en soutenant des pays fragiles pour mieux asseoir l’influence d’«Israël», elle opère dans le monde entier. Enfin, les services secrets britanniques ont concentré leur attention sur certains centres de recherche avancée à l’université hébraïque de Jérusalem, la plus réputée du Proche-Orient. Ils ont ainsi visé l’Institut Racah de physique, où sont menées des recherches dans des domaines très sensibles, notamment en physique nucléaire.

C’est un paradoxe qui illustre la nature des relations entre services alliés, même très proches : le GCHQ coopère de manière très étroite avec «Israël», en 2009, quand le pays lance une nouvelle attaque contre le Hamas dans la bande de Gaza, et multiplie dans le même temps les opérations d’espionnage contre l’«Etat hébreu». Dans ses lettres d’information internes top secret, le GCHQ se félicite de ses bonnes relations avec le service secret technique israélien ISNU et révèle que les Britanniques ont espionné des adresses électroniques et des numéros de téléphone à la demande des Israéliens : «Ils nous ont remerciés à de nombreuses reprises».

Cela n’exclut pas les vexations. En mars 2009, le GCHQ note : «Problèmes avec Ruffle [nom de code pour l’ISNU], Ruffle annule des séances de travail au dernier moment. Des demandes d’excuses faites à haut niveau ne trouvent aucune réponse». En juillet 2009, les Britanniques relèvent en revanche : «Excellente coopération tout au long de la crise électorale iranienne. (…) Essayons de caler une rencontre en août mais ils ne répondent pas à nos messages».

Position ambivalente de Londres

L’été 2009 verra néanmoins pour la première fois l’organisation d’une réunion à quatre au siège du GCHQ, «avec la NSA, le CSEC [Centre canadien de sécurité des communications] et Ruffle», pour une mise en commun d’informations, notamment sur l’Iran et les Palestiniens. Ce partage ne va pas de soi parce qu’«Israël» n’appartient pas au cercle très fermé des «Five eyes» qui ne comprend que les services anglo-saxons (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Nouvelle-Zélande et Australie). Fin août 2009, le GCHQ note même que ces réunions constituent «un véritable cauchemar en termes de confidentialité et de logistique».

Face à ces deux visages contradictoires du GCHQ, il n’est pas aisé de définir la véritable position de Londres vis-à-vis du partenaire israélien. Pour s’en approcher, peut-être faut-il s’en remettre à cette analyse figurant dans un autre document top secret du GCHQ de 2008 : «Les Israéliens demeurent une véritable menace pour la stabilité régionale, notamment à cause de la position de ce pays sur le dossier iranien».

Sollicité par Le Monde, le gouvernement israélien n’a pas souhaité faire de commentaire.

Source : sites web

10-12-2016 | 11:36
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